Un groupe sous-dimensionné laisse les étages hauts à sec aux heures de pointe ; surdimensionné, il gaspille et cycle mal. Le bon calcul repose sur le débit de pointe et la HMT.

Estimer le débit de pointe
On part du nombre de logements et des appareils sanitaires, auxquels on applique un coefficient de simultanéité : tous les robinets d'un immeuble ne coulent jamais en même temps. Des abaques (type formule de simultanéité) donnent le débit de pointe probable à couvrir, bien inférieur à la somme brute des débits.
Calculer la HMT
La hauteur manométrique totale additionne : la hauteur géométrique (dénivelé jusqu'au point le plus haut), les pertes de charge dans les canalisations, et la pression résiduelle souhaitée au robinet le plus défavorisé (généralement 1 à 1,5 bar). C'est cette HMT, croisée au débit de pointe, qui fixe la puissance des pompes.

Nombre de pompes et réservoir
On répartit le débit de pointe sur plusieurs pompes identiques, en ajoutant une unité de secours (N+1). Un réservoir tampon à vessie limite le nombre de démarrages et absorbe les petites demandes nocturnes sans solliciter les pompes. Le dimensionnement précis relève d'un bureau d'études ou d'un installateur spécialisé.